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GERARD POTIER

 

Gérard Potier naît prématurément en Vendée  un jour de marché  en 1960, à cause d’une panne de mobylette de sa mère partie à la ville chercher une bouteille de gaz. Elle dut finir le chemin à pied. En ce temps-là on n’appelait pas son homme pour tout et rien. On se débrouillait.

 

 

A sa naissance, on lui donne le prénom de son père comme si un traumatisme ne suffisait pas. Très vite sa mère décide de le surnommer le p’tit Gérard, car dit elle quand j’en appelle un c’est jamais le bon qui répond.

 

 

En 1968, alors que la « chienlit » gagne du terrain partout on l’envoie avec ses copains d’école faire une procession avec brancard, sainte vierge, archevêque et toute la bigoterie pour  inaugurer un nouveau calvaire.

 

Depuis, lui aussi tente de solder l’héritage de mai 68.

 

L’été de ses 15 ans, premier boulot. Ramasseur de suif à l’abattoir municipal. Ses copains sont serveurs sur la côte, alors forcément pour séduire les filles…le p’tit Gérard va prendre du retard.

 

Première paye, premier compte en banque et premier découvert. Son père vient d’acheter un nouveau tracteur et la banque a confondu les deux prénoms et les deux comptes.

 

En 1978, il intègre une troupe d’art et tradition populaire. A son éducation « catholique » s’ajoute la joyeuse éducation populaire.

 

Mais le jour où le facteur apporte le journal de « la Vendée laïque » à la maison, ses parents sont persuadés qu’il vient d’entrer au parti communiste. Durant les années qui vont suivre il apprend, le chant, la danse et fait du collectage d’histoires. Il participe à la création du festival « la roche aux contes » (85). Il y présentera ses premiers spectacles, « Brin d’amour » en 1988, « Carnaval » en 1989 et « Narcisse » en 1990.

 

En 1993, c’est le spectacle « Beaux et Courageux » qui va l’imposer sur la scène hexagonale et internationale.

 

Parallèlement, il entreprend une formation théâtrale hors de toute école mais nourrie de rencontres déterminantes.

 

Alain Sabaud lui confie le premier rôle pour la création du « désespoir des singes »  de JC Nordmann. Il coécrit et joue avec Yannick Jaulin, « la montagne verte » (1990) puis plus tard les cérémonies du bicentenaire de la Roche sur Yon (2004).

 

Il crée le festival « Histoires d’été » à Fontenay le comte (85).

 

Avec François Rollin, il coécrit « Quand je serai petit » (1997).

 

En 2000, il écrit « Premières Moissons » mise en scène par Jean-Louis Cousseau et joue dans le spectacle « Mythomanies » avec Alain Legoff, Michel Hindenoch et Pepito Matéo.

 

En 2003, Claude Aufaure le met en scène dans « Ce père que j’aimais malgré tout » de Franck Ribaud.

 

Puis en 2004, création du spectacle « Pas Bouger le chien » accompagné à l’accordéon par Gérard Baraton.

 

Il travaille aussi avec Jean-François le Garrec « Le mariage de Figaro » (2008) et Chantal Morel pour la création « Les possédés »  de Fédor Dostoievski (2009).

 

En 2006, il reçoit un prix de la DMDTS pour « s’il pleut vous ramasserez mon linge » coécrit  avec le romancier Philippe Raulet ; Le spectacle sera crée en 2008 dans une mise en scène de Eric de Staercke.

 

En 2009, avec la collaboration artistique de Nicole Turpin,  il adapte pour la scène une correspondance de Gaston Chaissac, « 36000 lettres de Gaston Chaissac » accompagné à l’accordéon par Maryse Roux.

 

2010, création de « Bêtes de scène » mise en scène Charlotte Nessi

 

2011, création de « Suite Française » d’Irène Némirovsky dans une mise en scène de Claude Aufaure.

2011, création du spectacle « Mildiou », accompagné à l’accordéon par Gérard Baraton

 

2015, comédien dans « Ca Ira (1) Fin de Louis, de Joël Pommerat

 

2016, création du spectacle « Hôtel Garni » au Grand R, Scène Nationale de La Roche sur Yon, textes de François BEAUNE